Ce qui est en train de changer
Pendant longtemps, élargir un catalogue pouvait être perçu comme un signe de développement. Ajouter de nouvelles formations permettait de montrer l’étendue d’une expertise, de répondre à davantage de demandes et de capter des opportunités variées. Un catalogue riche pouvait rassurer : il donnait l’image d’un organisme actif, expérimenté et capable de couvrir de nombreux sujets.
Ce repère devient moins solide.
À mesure que les offres se multiplient sur le marché, la simple accumulation de programmes ne constitue plus une preuve suffisante de valeur. Un catalogue peut paraître dense sans être réellement lisible. Il peut sembler complet sans permettre de comprendre clairement :
- quelles sont les familles d’offres ;
- quels publics sont concernés ;
- quels niveaux de progression existent ;
- quelles formations sont centrales et lesquelles sont périphériques ;
- quelles continuités sont possibles entre plusieurs parcours.
Lorsque plusieurs intitulés se ressemblent, que les niveaux sont implicites ou que les formations ont été ajoutées au fil des opportunités, le catalogue devient plus difficile à parcourir. L’acheteur ne sait plus toujours par où entrer. Il compare moins une architecture d’offre qu’une juxtaposition de programmes.
Le problème n’est donc pas seulement quantitatif. Il est structurel. Ce qui devient plus difficile à soutenir, ce n’est pas le nombre de formations en soi. C’est la capacité du catalogue à rester compréhensible, hiérarchisé et orientant.
Un catalogue trop large peut alors produire l’effet inverse de celui recherché : au lieu de rassurer, il rend le choix plus difficile. Au lieu de clarifier la valeur, il l’affaiblit.
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