Le Chemin de la transmission

Peut-on encore devenir formateur à l’ère de ChatGPT ?

Rédigé par Alan CALLOC'H | Jan 23, 2026 2:05:00 PM

Depuis l’arrivée de ChatGPT et des IA génératives, le monde de la formation est en pleine mutation.

Rédiger une séquence pédagogique ? Générer un quiz ? Imaginer un plan de formation ? Tout semble aujourd’hui automatisable en quelques secondes.

Dans ce contexte, de nombreux professionnels s’interrogent :
Est-ce encore pertinent de devenir formateur ?
Le métier a-t-il encore une valeur ajoutée à l’heure où l’IA peut tout produire, tout formater, tout suggérer — et pourquoi devenir formateur aujourd’hui reste-t-il malgré tout un choix profondément pertinent ?

La question est légitime. Et la réponse n’est ni un oui aveugle, ni un non fataliste.
Avant d’aller plus loin, il peut être utile de clarifier ce que signifie réellement devenir formateur aujourd’hui, au-delà des promesses technologiques et des peurs associées à l’IA.

1️⃣ Ce qui ne changera pas : la valeur du lien, de la posture, de l’accompagnement

L’intelligence artificielle peut générer des contenus. Elle peut proposer des quiz, résumer un article ou structurer un plan.
Mais elle ne ressent pas. Elle ne nuance pas. Elle ne motive pas.

Un formateur, lui, reste un être de relation, d’écoute, de présence. C’est ce qui crée la différence entre un bon contenu… et une expérience d’apprentissage engageante.

"J’utilise ChatGPT tous les jours. Il m’aide à structurer un module, à reformuler un objectif pédagogique, à générer un quiz ou un plan de séquence. Mais je ne perds jamais de vue l’essentiel : ce n’est pas ChatGPT qui motive, qui rassure, qui écoute les silences. C’est moi. Et c’est dans cette relation-là que se joue, à mes yeux, la vraie magie de la formation. L’outil m’augmente, oui. Mais c’est ma posture qui fait la différence."

Alan, formateur en marketing digital depuis 2017

Même à l’ère de ChatGPT, le formateur reste garant :

  • de l’engagement des apprenants, au-delà de la simple consommation de contenus
  • de leur progression, avec des feedbacks ajustés, des reformulations, des encouragements
  • de l’alignement pédagogique, c’est-à-dire de la cohérence entre les objectifs, les méthodes et les besoins du public

C’est ce lien humain, cette posture incarnée, qui crée la valeur. Et aucune IA, aussi puissante soit-elle, ne peut la simuler durablement.

👉 À lire aussi : "Formation de formateur pour adultes : à qui s’adressent-elles ?"

2️⃣ Ce que l’IA exige : un formateur plus stratégique, plus humain

L’intelligence artificielle peut générer des contenus. Elle peut proposer des quiz, résumer un article ou structurer un plan.
Mais elle ne ressent pas. Elle ne nuance pas. Elle ne motive pas.

Un formateur, lui, reste un être de relation, d’écoute, de présence. C’est ce qui crée la différence entre un bon contenu… et une expérience d’apprentissage engageante.

"Depuis que j’intègre l’IA dans mes pratiques, ma valeur n’a jamais été aussi claire à mes yeux. Plus je m’appuie sur l’outil, plus je mesure ce qu’il ne pourra jamais faire à ma place : créer un climat de confiance, ajuster ma posture en fonction d’un regard, reformuler quand un apprenant décroche. L’IA me pousse à être encore plus présent, plus juste, plus stratégique. Elle ne me remplace pas. Elle m’invite à me recentrer sur l’essentiel : le lien, l’intention, l’impact humain."

Alan, fondateur de Turquoise Academy

Même à l’ère de ChatGPT, le formateur reste garant :

  • de l’engagement des apprenants, au-delà de la simple consommation de contenus
  • de leur progression, avec des feedbacks ajustés, des reformulations, des encouragements
  • de l’alignement pédagogique, c’est-à-dire de la cohérence entre les objectifs, les méthodes et les besoins du public

C’est ce lien humain, cette posture incarnée, qui crée la valeur. Et aucune IA, aussi puissante soit-elle, ne peut la simuler durablement.

👉 À lire aussi : "Pourquoi devenir formateur aujourd’hui ? | Sens, opportunités et évolutions"

3️⃣ Devenir formateur : les bonnes questions à se poser

À l’ère de l’IA, devenir formateur ne se résume plus à “maîtriser un sujet”.
Cela demande une prise de recul stratégique, une vraie réflexion sur ce que vous voulez apporter… et comment vous allez le faire.

Voici quelques questions simples — mais puissantes — à se poser avant de se lancer :

  • Quel public est-ce que je veux aider ? Salariés ? Indépendants ? Étudiants ? Reconversions ?
  • Quelle valeur humaine puis-je leur apporter ? Écoute ? Structuration ? Motivation ? Inspiration ?
  • En quoi l’IA peut-elle m’aider, concrètement, sans me remplacer ?
  • Ai-je besoin d’un cadre, d’un accompagnement, d’une stratégie pour structurer mon activité ?

Ces questions sont le point de départ d’un positionnement solide et différenciant.
Et si vous y répondez sérieusement, vous êtes déjà en train de devenir le formateur que l’avenir exige.

"Après 7 ans d'activité en qualité de formateur indépendant, je me suis interrogé sur la direction à prendre pour poursuivre cette aventure passionnante. Je me suis alors demandé ce que je voulais transmettre - et à qui. C’est en clarifiant mes motivations et les publics qui me touchaient que tout s’est aligné. Dans ce cadre, l’IA m’aide à structurer, à gagner du temps… mais ma vraie valeur, c’est ce que je choisis d’incarner. C’est ce que je propose, pas ce que je produis."

Alan, fondateur de Turquoise Academy

👉 Lire aussi : "Quel diplôme ou formation pour devenir formatrice ou formateur ?"


4️⃣ Savoir s’appuyer sur l’IA pour mieux personnaliser l’apprentissage

L’IA ne remplace pas le formateur — mais elle peut lui faire gagner en impact, en temps, en précision.
Utilisée avec intelligence, elle devient un formidable levier de personnalisation des parcours d’apprentissage.

Quelques exemples concrets :

  • Générer des prompts pédagogiques sur mesure
  • Automatiser un premier niveau de feedback ou d’autoévaluation
  • Analyser les besoins ou blocages d’un groupe à partir de données structurées

Mais attention : l’outil ne fait pas la pédagogie. C’est au formateur de garder le cap, et de former avec l’intelligence artificielle de manière consciente et pédagogique, sans perdre le sens ni la relation.

C’est au formateur de donner le cap, de garder la main sur le sens, d’utiliser l’IA au service de l’expérience apprenante, et non l’inverse.

"J’utilise ChatGPT quasiment tous les jours. Pour générer des quiz adaptés, reformuler une consigne, ou imaginer des cas pratiques selon le niveau des apprenants. Mais jamais sans relire, ajuster, humaniser. L’IA me fait gagner du temps — mais c’est moi qui garde le cap pédagogique."

Alan, fondateur de Turquoise Academy
 

Conclusion : Oui, on peut (et doit) encore devenir formateur

L’IA bouleverse les repères, mais elle ne remplace pas l’humain.
Elle met en lumière une vérité essentielle :
👉 les experts humains, curieux, engagés, ont plus que jamais un rôle à jouer.

Si vous avez envie de transmettre, d’accompagner, de structurer…
Si vous êtes prêt à évoluer, à vous appuyer sur les bons outils sans perdre votre singularité…

Alors oui, vous pouvez — et vous devez — devenir formateur en 2025.
Mais pas comme avant. Avec une posture claire, une vision stratégique, et un cadre solide pour construire une activité durable.

🤖 Oui, on peut encore devenir formateur. Mais pas n’importe comment.

À l’ère de l’IA générative, le rôle du formateur évolue : il ne s’agit plus seulement de transmettre, mais de guider, de scénariser, d’hybrider… et de rester humain. Turquoise Academy vous aide à construire une activité solide, pertinente et adaptée à ce nouveau contexte :

Si ces questions résonnent avec vos propres doutes — sur votre place, votre valeur, ou la manière d’exister professionnellement dans un monde outillé par l’IA — il peut être utile de poser un cadre avant d’agir.

👉 Clarifier son projet et comprendre ce que signifie devenir formateur aujourd’hui

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